Le Jeudi 25 Février 2010, à 17h30, le docteur Mounir DEHAK, médecin algérien en France légalement depuis 2002, et exerçant à l’hôpital de Lens depuis plusieurs années, a été reçu à la préfecture du nord par M. le secrétaire général adjoint.
Rappelons que Mounir DEHAK était sous le coup d’un arrêté d’expulsion depuis le 20 Janvier 2010.
Cette décision a créé une forte mobilisation. En premier lieu des collègues et amis, puis les médias régionaux et nationaux, les élus locaux, mais aussi des députés et des sénateurs de toute la France, des syndicats, des associations, un site internet dédié et fort visité, un groupe de soutien Facebook avec 4500 abonnés, des pétitions largement diffusées, tout cela a permis de faire examiner le cas du docteur DEHAK par la préfecture.
Sensible sans aucun doute aux services rendus à la population et à l’hôpital public Français, Mounir a donc obtenu de la préfecture une régularisation partielle: il a de nouveau l’autorisation de rester sur le territoire français le temps de finir son cursus et de lui permettre de valider ses diplômes en France. Une fois ce cursus terminé, il lui sera possible de prétendre à une carte de séjour identique à n’importe quel travailleur exerçant sur le sol français, et par la même retrouver un statut décent pour continuer à soigner la population du bassin minier.
C’est donc la victoire de la raison! En effet, après avoir utilisé la docteur DEHAK pendant 8 ans pour cause de pénurie médicale, il n’était pas envisageable de l’expulser! D’autant plus que 20% des postes de médecins urgentistes restent non pourvus en France…
Ainsi donc le docteur DEHAK reste parmi nous!
Le comité de soutien ne s’éteint pas… il se met juste en veille…
Mais il nous faut absolument remercier tous les soutiens. Chacun a fait ce qu’il a pu à son niveau pour aider à débloquer la situation: de l’ami jusqu’au parlementaire, chacun s’est entrepris à faire avancer la mobilisation. C’est bien sûr une des raisons de ce succès.
Jean Létoquart


contente que la solidarite paie .